Rencontre avec Azucena Pagny

Publié le : 18/06/2019
Catégories : Rencontre d’exception

 

C’est en France qu’Azucena Pagny décroche son téléphone afin de répondre à nos questions. Celle qui partage sa vie entre Paris et la Patagonie a un agenda bien chargé : entre sa famille aux côtés du chanteur Florent Pagny et ses projets personnels elle est également fondatrice de la marque Rosazucena.

Créée il y a dix ans autour du bio et de la nature, Rosazucena est à l’image de sa créatrice : simple et naturelle. Rencontre.

Pourquoi as-tu créé Rosazucena il y a dix ans ?
En ce qui concerne la nourriture et le style de vie, j’ai toujours consommé bio et naturel. En Argentine, il y a une plante qui pousse en masse de manière naturelle, la « Rosa Mosqueta ».

La plante ressemble à des mûres mais on ne peut pas la manger crue. C’est pourquoi, la plupart des personnes en font des confitures ou les déshydratent.

Je fais du bio par conviction et non par commerce. Je voulais donc des soins bios produits à partir de l’huile de la plante (bonne en cosmétique) et régénérateurs aussi bien pour l’extérieur que pour l’intérieur du corps.

C’est pourquoi, nous avons créé deux premiers produits : une huile pour le corps et des fruits déshydratés pour faire des infusions. Petit à petit nous avons commencé à ajouter d’autres produits dans la gamme, mais nous avons eu beaucoup de mal à trouver notre place car un produit correspondait à la cosmétique… et un autre à l’alimentaire.



Azucena Pagny
Fondatrice de la marque Rosazucena

 

Produits bios de luxe, pourquoi ?
Nous faisons très attention aux packagings que nous utilisons. Ils doivent être recyclables et non toxiques. Nos diverses recherches sont faites en France et en petites quantités car ça coûte très cher malheureusement, ce qui est difficile à faire comprendre.

Cependant, les gens sont globalement devenus très sensibles au bio et font de plus en plus attention à ce qu’ils consomment ou utilisent sur leur corps.

Dans tout ce que tu fais, tu mets de la valeur et du sens, la notion mercantile arrive après bien entendu…
Complètement. D’ailleurs, au niveau commercial, on est plutôt mal placés ici. Tout est très cher, on ne doit pas travailler avec de grandes marges car sinon on aurait des prix ridiculement élevés comme certaines grandes marques. Et quand on n’a pas un vrai nom, un réel marketing au niveau des publicités comme les géants de l’industrie, on ne peut pas se le permettre !

 

Tu gères ta ferme en Patagonie, tu es entrepreneure, tu voyages beaucoup… Est-ce que c’est compliqué de trouver ton équilibre ou est-ce que c’est cette forme de déséquilibre qui te permet d’avancer ?
Pas tout à fait. Il est vrai que nous les femmes, nous sommes un peu tout terrain contrairement aux hommes qui ont plus tendance à se concentrer sur un sujet et le développer. Nous sommes toujours partagées dans nos vies personnelles.

C’est comme un dossier, lorsqu’on en a plusieurs, ça fait partie d’une gymnastique qui dès qu’on en a l’habitude, on les gère un peu plus facilement. Mais parfois, je l’avoue c’est très fatigant.

 

Tu vis entre l’Argentine et Paris et tu es un peu aux États-Unis ?
Mes deux enfants sont aux États-Unis mais je vis au Portugal. Ma base en Europe c’est le Portugal mais toute la partie travail se situe en France.

 

Si tu devais choisir, l’Argentine ou la France ? Entre différence et complémentarité, comment les gères-tu ?
C’est très difficile de comparer les deux pays. L’Argentine représente l’authenticité, la pureté, l’air, la nature, la liberté et les grands espaces… J’adore la France, c’est mon pays d’adoption !

J’aime la culture, l’art de vivre, l’expérience de la vieille Europe, les savoir-faire, la diversité. La France est également un pays où on trouve tout et la nature est également très riche (mer, montagne…).

Mais je ne peux pas choisir entre les deux, ça dépend de ce que je veux dans ma vie. Je suis partie d’Argentine très jeune à cause du contexte politique.

 

Par rapport au développement de la marque, où est-ce que tu es vendu aujourd’hui ?
J’ai différents points de ventes en France. A Annecy, il y a le « Spa de l’hôtel Nolinski » à Paris, le concept store « Ombelline de V » à Bordeaux et « Santa Rosa » à Toulouse.

J’ai aussi des points de ventes au Luxembourg et en Belgique et évidemment sur internet, c’est incontournable aujourd’hui !

 

Un bel échange en toute sincérité qui donne à réfléchir sur la provenance des produits et l’histoire qui se cache derrière chacun d’entre eux. Si vous aussi vous souhaitez découvrir les beaux produits Rosazucena, rendez-vous sur son site ainsi que sur Instagram.

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By Calliste

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