Rencontre avec Françoise Montenay, le récit d’une femme d’engagement

Publié le : 23/10/2019
Catégories : Rencontre d’exception

Le mois d’octobre est devenu depuis plusieurs année le mois de la prévention contre le cancer du sein. Alors, comment parler d’Octobre Rose sans parler de Françoise Montenay ? Présidente du CEW France depuis 1996 et du Conseil de Surveillance de la Maison Chanel, elle a su toujours garder ce difficile équilibre entre leadership et empathie. Françoise Montenay nous raconte son expérience d’engagement au sein du CEW.

Le Cosmetic Executive Women est un réseau international de professionnels qui a pour mission de donner plus de sens aux métiers de la beauté. C’est le 1er réseau international des professionnels de la beauté. Il rassemble aujourd’hui 10 000 membres regroupés dans 3 associations : CEW US, CEW UK et CEW France.

Rencontre enrichissante ….

Parlons tout d’abord de Françoise. Femme d’engagement depuis bien longtemps, elle savait qu’il fallait donner plus de sens à la beauté. Il fallait retirer cette étiquette « futile et sexy » à l’industrie des cosmétiques !
Chef d’entreprise accomplie et performante, Françoise Montenay a toujours su mener à bien sa mission de développer les entreprises dans lesquelles elle a œuvré tout au long de sa carrière. Elle s’y est toujours engagée pleinement, tout en faisant de son mieux pour permettre aux collaborateurs de donner le meilleur d’eux-mêmes, voire de se dépasser..

Que ce soit chez Procter et Gamble, Mobil Oil, Jean Patou ou L’Oréal, Françoise Montenay a toujours été portée par ses rencontres. Des rencontres qui l’ont menée à faire des choix qui se sont avérés être les meilleurs pour elle. Une de ses plus belles décisions a été de rejoindre le CEW, en 1986. À cette époque, les dirigeantes de ce réseau se sont rendu compte qu’il fallait apporter les bienfaits du CEW là où il est le moins question de beauté futile mais bien de dignité préservée.

 

Mais comment faire cela dans les années 90 ?
« L’idée est venue grâce à une personne de notre réseau qui accompagnait les patients en phase terminale à l’institut Gustave Roussy. Nous nous sommes dit qu’il fallait apporter la beauté là où il y en avait le plus besoin et il y a un besoin énorme à l’hôpital car même les femmes qui vont mourir veulent mourir dignement et rester digne devant leur famille ». C’est pour répondre à ce besoin que le CEW a créé en 1992 des Centres de Beauté et des Ateliers Olfactifs procurant des soins esthétiques gratuits en milieu hospitalier.

 

« La chance de travailler dans un métier où on peut faire du bien »

Une phrase marquante et pivot central de cette interview qui nous a fait réaliser qu’il était important pour elle de travailler dans un domaine qui permettait de faire du bien aux autres, de fournir à chacun des moyens de vaincre leur timidité, leurs peurs, leurs mots, etc…
Elle ajoute qu’il faut que chaque femme se sente belle. Mais c’est quoi être belle pour Françoise Montenay ? « C’est une femme qui se sent bien dans sa peau, qui prend soin d’elle. Une femme belle est une femme qui rayonne sans artifices »

Cette vision de la beauté est partagée dans tous les Centres de Beauté du CEW, un service au cœur des hôpitaux afin d’être au plus proche des patients. Ces centres qui traitent 23 pathologies différentes ont pour objectif de redonner confiance aux patients ! Leur offrir une parenthèse d’évasion qui leur permet de se confier physiquement et moralement à une socio-esthéticienne, un moment pour eux hors du temps et du parcours médical.

 

D’ailleurs qu’est-ce qu’une socio-esthéticienne ?

 

C’est une personne diplômée d’État spécialisée en esthétique en milieu hospitalier, qui apporte une aide psychologique en plus d’un soin. Aujourd’hui le CEW en compte 42 qui ont toutes été formées à avoir le comportement juste et le toucher parfait. « Il faut que les socio-esthéticiennes aient un comportement normal, il ne faut pas qu’elles soient dans la compassion ou dans la pitié ». Grâce au travail de toutes ces professionnelles par le biais du CEW, 35 000 patients ont pu être pris en charge en 2019. Des patients qui ont bénéficié du respect, de l’empathie et de l’écoute de ces professionnelles pendant des soins d’au minimum une heure.

Le CEW souhaite « qu’un jour les socio-esthéticiennes soient totalement reconnues indispensables dans le métier afin que les hôpitaux les engagent directement ». Le CEW compte alors sur le développement du mécénat des hôpitaux pour engager plus de professionnelles et ainsi montrer la grande utilité des socio-esthéticiennes pour tous.

QUELS SONT LES PROJETS DE CE RESEAU PROFESSIONNEL ET SOLIDAIRE ?

Tout d’abord la finalité des Centres de Beauté du CEW est que de plus en plus de patients bénéficient des soins mis en place par le réseau. Pour cela il faut deux choses :

  • Davantage de socio-esthéticiennes formées
  • Étendre les soins à un panel plus large, notamment aux personnes âgées. Effectivement, eux aussi ont besoin de se sentir bien dans leur peau et malheureusement, le CEW n’est actuellement présent que dans 3 établissements hospitaliers pour personnes âgées et espère très rapidement pouvoir étendre cette action à d’autres centres spécialisés.

Le CEW s’interroge également sur les soins esthétiques à domicile et souhaite développer la Socio-coiffure au sein de ses Centres de Beauté.

 

Pour clôturer cette très belle rencontre nous noterons les mots si justes de Françoise : « L’Humain fait la différence ! ». Il ne faut pas hésiter à s’engager, surtout dans la société actuelle. Engagez-vous, peu importe la cause mais engagez-vous !

Merci infiniment chère Françoise de ce moment précieux et de vos confidences !

L’équipe By Calliste