L’Institut Dulcenae, une belle histoire by Sophie et Laurent

Publié le : 25/03/2020
Catégories : Rencontre d’exception

Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous raconter l’histoire d’un couple, Sophie et Laurent, qui de par leur histoire ont créé un concept beau, humain et surtout inclusif. Nous sommes ravies de vous faire découvrir Dulcenae, un institut de beauté pour tous, vraiment tous, surtout les personnes à particularités…

On vous laisse découvrir cette belle histoire, racontée par Sophie et Laurent que nous avons rencontré…

QUELLE EST L’ORIGINE DE CETTE BELLE HISTOIRE ?

 

Laurent : « Par une histoire, un peu moins belle, je dirais … Je vais commencer par me présenter, vous comprendrez mieux l’histoire de Dulcenae. Je suis Laurent Gaudens, j’ai la particularité d’avoir été brûlé sur 60 % du corps à l’âge de 4 ans à cause d’un barbecue. J’ai vécu toute ma vie avec ces cicatrices.

En 2013, je suis allé voir ma chirurgienne, je lui racontais ma vie, que j’allais me marier avec Sophie, que j’avais fermé ma société pour en ouvrir une autre, elle m’a dit « Laurent il faut que tu témoignes ! Que tu montres aux autres personnes brûlées qu’il est possible d’avoir une vie ! ».

 

J’ai alors commencé à m’informer sur ces personnes, et comme je suis issu du marketing digital, je me suis renseigné pour savoir s’il existait des blogs qui parlaient de ce sujet. Je me suis rendu compte, que non, il n’y avait rien…. À l’inverse, je ne trouvais que des chiffres. Des chiffres qui disaient qu’en moyenne il y avait 400 000 brûlés par an en France à cause d’accidents domestiques majoritairement, dont 9 000 étaient hospitalisés. Sur ces 9 000 personnes, 1/3 sont des enfants de moins de 5 ans, comme moi je l’ai été il y a 46 ans.

J’ai alors demandé à ma chirurgienne qu’elle me présente à ses patients qui étaient dans le même cas que moi. J’ai découvert que la plupart d’entre eux se cachaient, et que les autres se camouflaient pour sortir. Il y avait aussi des personnes qui sortaient sans problème, mais c’était souvent ceux qui n’avaient pas de brûlures sur les parties socialement visibles du corps. 

Lorsque l’on est brûlé, il y a beaucoup d’étapes difficiles à passer. Le regard des autres par exemple, mais c’est surtout le regard qu’on a de soi-même, l’estime de soi qui est compliquée à gérer… »

Sophie : « Il faut se rendre compte qu’il y a beaucoup plus de gens que l’on imagine dans ce cas. Des gens que l’on côtoie au quotidien, et on ne sait même pas qu’ils sont brûlés. »

C’EST DE CETTE HISTOIRE, QU’EST NÉE L’IDÉE DE DULCENAE ?

 

Laurent : « L’idée au départ, était que le brûlé isolé chez-lui, s’intègre dans le monde du travail. Nous voulions être une passerelle car on part du principe que pour être intégré dans une société il faut avoir un travail. Et pour être capable de sortir et avoir un travail, il fallait commencer par travailler l’estime de soi. C’est là qu’on a découvert la socio-esthétique. »

Sophie : « Nous avons pris contact avec des socio-esthéticiennes. Ce sont des personnes qui sont esthéticiennes et qui ont en plus une spécialisation complémentaire où elles sont formées par plusieurs équipes : des dermatologues, des psychiatres et psychologues, des socio-esthéticiennes, etc. Elles apportent une aide psychologique en plus d’un soin. »

Laurent : « En parallèle à cette envie d’aider les personnes comme moi, avec Sophie, on a voulu créer quelque chose qui nous ressemblait.
Lorsque l’on part en vacances, on adore tester de nouveaux spas. Pour moi, c’est toujours une nouvelle expérience. Quand je fais un soin, il y a différentes situations… Il y a les masseuses qui font comme si de rien n’était, il y a celles qui n’osent pas me toucher, et puis, il y a eu une fois une esthéticienne qui a totalement paniqué. Il y a beaucoup de maladresses, de gens qui ne savent pas gérer ce type de particularités. Avec Sophie, on s’est dit qu’il fallait trouver une solution à cela. C’est lorsqu’on a rencontré une socio-esthéticienne que l’idée à commencer à germer…
 »

 

Sophie : « Oui, il faut savoir qu’il n’y avait pas de lieu où l’on pouvait rencontrer des socio-esthéticiennes hors hôpital. Encore moins de lieux où on pouvait y aller en tant que couple « mixte » (brûlé et non brûlé). Pour être honnête, cela n’existait pas. Il n’y avait pas d’institut en ville où ces personnes à particularités étaient considérés comme des clients normaux, avec une carte de fidélité, des exigences... Un lieu où Laurent, et tous les autres brûlés ne se sentaient pas mal à l’aise. Il y avait quelque chose à faire… Nous avons donc pris la décision en Juillet 2017 de nous lancer dans cette aventure.

 

Nous avons rencontré des agences de design, des architectes, des socio-esthéticiennes, des managers d’institut de beautés car nous, nous n’avions que notre expérience de clients, ce n’était pas notre métier.

Je suis une ancienne professeure des écoles, j’ai adoré ce métier, et j’ai toujours eu la chance de travailler également avec des enfants déficients et/ou handicapés. Dulcenae, c’était une suite plus que logique dans ma carrière. Comme vous l’aurez compris, Laurent et moi-même sommes partis de notre expérience personnelle pour créer ce projet. »

 

C’EST QUOI ALORS LE CONCEPT DULCENAE ?

 

Laurent : « Il est basé sur deux piliers :

  • L’endroit, on voulait un lieu à mi-chemin entre le spa urbain et l’institut de beauté, complétement mixte, sans pub ni PLV (publicités sur lieu de vente). C’était important pour nous, on souhaitait que ce soit un institut comme « à la maison ». Le but était de casser les codes de l’institut, qu’on se sente bien accueilli comme chez un ami.
  • Accueillir tout le monde spécialement les personnes qui n’ont plus accès aux instituts. Celles qui ont des particularités et une mobilité réduite. C’est important de bien les accueillir car une remarque, un malaise peut avoir un effet dévastateur sur ces personnes.

Sophie : « On a créé, dans notre institut, trois univers :

  • Le « monde » du cancer
  • Les maladies de peau (eczémas, psoriasis, acné, vitiligo, cicatrices, etc.)
  • La mobilité réduite.

Il faut savoir que tous nos équipements sont totalement adaptés et nous réalisons même des soins et des épilations directement sur les fauteuils roulants pour les personnes qui ne peuvent pas se transférer du fauteuil à la table de massage. On a réfléchi à tout cela pour leur faciliter la vie.

D’ailleurs, nous tenions à le préciser ici rien de médical que de l’accompagnement et du bien-être adapté à votre maladie ou à votre particularité.

 

Notre carte de soins est composée de cinq catégories assez communes : soins du corps, soins du visage, beautés des mains et des pieds, épilations et maquillage. Chacune de ces catégories est adaptée à la pathologie en question. Par exemple, nous avons mis en place le maquillage correcteur pour les personnes souffrant d’acné ou qui ont des cicatrices.

 

POURQUOI AVOIR CHOISI CE LIEU ?

 

Sophie : « Cela a été très réfléchit … Nous avons mis du temps à choisir car on voulait réellement un lieu qui incarne la douceur.

De plus, il y avait un double challenge sur ce local. Il fallait qu’il soit au calme et surtout qu’il soit plain-pied pour accueillir les personnes à mobilité réduite. Aujourd’hui ce local, répond à toutes nos attentes et nous en sommes très fiers. »

 

D’AILLEURS, VOUS PARLEZ DE DOUCEUR… C’EST DE LÀ QUE VIENT LE NOM DULCENAE ?

 

Sophie : « À vrai dire, Dulcenae n’a pas une signification que l’on trouve dans le dictionnaire. C’est plutôt un concept, une vision des choses… Nous voulions que cet institut représente la douceur à 360°.

Laurent : « Dulce » en espagnol signifie des petites douceurs, des petites sucreries donc on s’en est inspiré. Puis, on a rajouté « Nae » parce qu’on aimait bien et ça rajoutait aussi un côté « expertise » (rires). Dans les cosmétiques, quand on ajoute une terminaison latine à un nom, en général ça donne un côté scientifique.

Nous sommes les « experts de la douceur » !

 

VOUS ÊTES AUSSI ENGAGÉS AU NIVEAU ASSOCIATIF, PARLEZ-NOUS EN UN PEU…

 

Laurent : « On sait d’où on vient. On vient d’un projet associatif, on a une activité solidaire. On organise souvent des ateliers de deux heures pour des associations où on reçoit des groupes de 6 membres. C’est une vrai pause beauté composée d’un atelier explicatif, de mini soins en cabine et puis d’une session maquillage ou manucure avec du thé, des mignardises, comme à la maison. Ça peut paraître étonnant mais ça ne parle jamais de maladie.

 

ET EN FAIT, C’EST COMMENT DE TRAVAILLER EN COUPLE SUR UN PROJET AUSSI FORT ?

 

Laurent : « Alors notre histoire personnelle est également particulière… (décidément ahah), on est sorti ensemble de nos 18 ans à nos 23 ans, puis on s’est séparés pendant 21 ans, sans aucun contact. En 2013, on s’est retrouvé et c’est reparti de plus belle.

Dulcenae c’est notre bébé, c’est ce qui nous a soudé. Ce qui est génial, c’est que nous sommes totalement complémentaires. Moi, j’ai mon expérience de chef d’entreprise donc je m’occupe de tout ce qui est gestion. Sophie, elle, c’est plus tout ce qui est esthétisme, créativité. On a chacun nos spécialités ! Mais vraiment, la complémentarité, c’est essentiel.

POUR FINIR, QUE PEUT-ON SOUHAITER À DULCENAE ?

 

Sophie : « Notre objectif, est de créer un réseau d’institut. Développer d’autres instituts Dulcenae car tout le monde ne peut pas faire des kilomètres pour venir faire un soin. Nous voulons être au plus proche de nos clients et surtout de ceux qui en ont le plus besoin.
Nous commençons à nous projeter et l’idéal c’est réellement d’arriver à la franchise. Que chaque socio-esthéticienne puisse ouvrir son institut pour être à son compte. Cette année nous a permis de valider notre concept donc nous sommes confiants pour l’avenir !

Et bien, nous chez By Calliste, c’est tout ce que nous souhaitons à Dulcenae, beaucoup de réussite ! Et encore bravo pour cette belle initiative !

Nous avons été ravies de rencontrer et découvrir ce si beau concept et espérons que cela vous ai donné envie de leur rendre visite dans leur institut au 60 Rue de Caumartin, dans le 9eme arrondissement de Paris.

Nous savons que pour le moment ce n’est pas vraiment possible, mais une fois cette période terminée, nous serions ravies d’avoir vos retours d’expérience. Pour le moment, vous pouvez toujours vous rendre sur leur site internet et réseaux sociaux pour découvrir davantage l’univers de cette jolie marque.

À très vite,

L’équipe By Calliste.

By Calliste

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