Rencontre avec Virginie Dreyer, créatrice des bijoux TinyOm

Publié le : 09/11/2019
Catégories : Rencontre d’exception

C’est lors d’un de ses passages à Paris que nous avons eu la chance de rencontrer Virginie Dreyer, une femme passionnante fondatrice de la marque de bijoux TinyOm créée en 2012. Avocate dans un cabinet d’affaires à Paris, sa situation familiale l’a conduite à cette période au Moyen-Orient où elle a pu laisser sa créativité s’exprimer.
Cette femme entrepreneure dans l’âme, a su allier courage, talents et passion… un parfait combo pour donner du sens à un projet.
Une femme et une belle histoire comme on les aime chez By Calliste. Virginie nous parle de sa marque mais également de son parcours.
Rencontre.

Pourquoi as-tu créé la marque Tiny Om?

Il y a sept ans, je voulais créer des bijoux ayant une histoire et du sens. Étant professeure de yoga (à cette période j’en faisais déjà énormément), je souhaitais pouvoir retrouver dans mes bijoux cette philosophie que peut transmettre cette pratique, très rare en joaillerie. Lorsque je suis arrivée au Moyen-Orient, il m’était impossible de continuer d’exercer ma profession d’avocate, j’ai donc décidé de suivre des formations de graphisme et de design en ligne. C’est ainsi que j’ai commencé à explorer le monde de la créativité en créant des choses pour moi…

 

Est-ce que cette créativité était déjà un talent que tu avais en toi ?

Pas lorsque j’étais avocate. J’ai toujours été une bonne élève, studieuse. Et j’ai adoré mes études de droit !
Je ne suis pas très douée manuellement parlant, mais j’ai toujours été très intéressée par la recherche artistique. Durant mon enfance, la couture et la poterie étaient des activités que j’appréciais énormément. Ma mère et ma grand-mère étaient très manuelles, mais dans mon cas, je n’avais pas vraiment de patience et je faisais donc beaucoup de choses trop vite !

Comment TinyOm s’est-elle développée ?

Au début de l’histoire, je ne m’étais pas orientée vers la création de bijoux. J’ai lancé une petite ligne de vêtements pour enfants et avec une amie, nous avons monté une structure à Paris. Nous étions quand même vendus au Printemps !
Cependant, le business model était très compliqué et nous avons dû mettre fin à cette jolie aventure…

À la suite de cela, il était préférable pour moi d’avoir un projet local à Bahreïn (ou il existe un vrai artisanat sur l’or et la perle) avec des artisans locaux. Cela m’a permis de travailler la partie créative au jour le jour.
Pour TinyOm, mes bijoux devaient être beaux quelle que soit la signification et la circonstance. Et aussi des bijoux portables… même par ceux qui ne pratiquent pas de yoga !

La base de mes bijoux est représentée par les 7 chakras, signature de la marque. Je les ai redessinés, retravaillés, par exemple en dédoublant les pétales, afin qu’ils soient simplifiés tout en gardant leurs significations !

 

Au cours de mes recherches, j’ai eu la chance de rencontrer le chef d’atelier d’un grand joaillier de Bahreïn. Il était issu d’une famille traditionnelle charmante avec un réel savoir-faire.

TinyOm est devenu l’aboutissement de mes projets et du yoga. Tout s’est enchaîné très vite. Les premiers prototypes, créés avec l’aide de cette famille, sont sortis très rapidement et quelques mois plus tard le site était déjà en ligne ! Dans mon cas, le bouche-à-oreille est un point qui a été bénéfique pour le développement de la marque.

Dans ta collection de chakras, est-ce qu’il y en a un que tu préfères plus que les autres ?

Même si on propose également d’autres collections comme les bijoux pour l’âme, les chakras représentent la signature de TinyOm. Ils sont au nombre de sept : le Sahasrara (le bestseller relié au divin), le Ajna (intuitif), le Vishuddha (confiance), le Anahata (chakra du cœur), le Manipura (compréhension et conscience de soi), le Svadisthana (émotions) et le Muladhara (la survie).

Je n’ai pas de préférence particulière. L’avantage c’est que je peux porter celui que je veux chaque jour. (Rires) Pour moi, il y a un côté intuitif dans les chakras, on n’a pas besoin d’être forcément sérieux et être à cent pourcent dans cet état d’esprit. On peut jouer sur le message que l’on veut transmettre et qui dépend selon les périodes de la vie.

Quelles sont les valeurs fondamentales de TinyOm ?

L’union qui se retrouve dans toutes les collections d’une manière ou d’une autre. L’universalité qui permet à tout le monde de se retrouver et même d’une manière physique au niveau des bijoux. Et enfin, le mode de fonctionnement de la marque qui repose sur la bienveillance, l’éthique et la manière de bien faire les choses.

TinyOm décline ces valeurs à travers un fort engagement pour l’association Présence, qui s’occupe de personnes handicapées dans le sud de la France.
10% des produits de la vente de chaque bijou acheté sur le site sont reversés à l’association.
C’est un geste qui tient beaucoup à cœur à Virginie.

Les fonds récoltés ont permis l’aménagement d’un salon de beauté dédié aux résidentes de l’association ainsi que du mobilier et des accessoires de divertissement, des vacances ou encore des soins médicaux.

Quelle est la définition de la beauté pour toi ?

La beauté doit être assez naturelle, douce et simple.

 

Et ta routine beauté ?

Basique. J’utilise des crèmes de jour et de nuit et je me démaquille à l’eau micellaire. J’aime beaucoup la Crème Précieuse Immortelle de l’Occitane. Pour ma mise en beauté, je mets une légère BB Crème et un petit peu de terracotta. J’ai déjà essayé de me maquiller beaucoup plus, mais je trouve que cela ne me correspond pas. Mes filles aiment beaucoup les rituels de beauté, mais contrairement à l’influence que peut avoir l’importance du maquillage à Bahreïn, elles restent très naturelles.

TinyOm est présente dans combien de pays aujourd’hui ?

On est à peu près présent partout en ligne. On est aussi présent en boutique comme à New-York (ABC Home sur Brodway), en Angleterre (Browns, Maiyet à Londres), en Espagne, en Suisse et également dans les hôtels tel que le Four Season des Maldives.

 

Quels sont les projets futurs pour la marque ?

Continuer le développement de la perle ! C’est ici, à Bahreïn, que Jacques Cartier venait acheter ses perles. Elle fait partie de notre dernière collection qui a eu un franc succès ! Et c’est très compliqué à gérer car on doit aller chercher les perles, choisir les tailles… Je cherchais depuis longtemps à travailler sur la perle de Bahreïn, pays de la perle naturelle, et j’ai été très surprise que cela se vende aussi rapidement.

Nous sommes également en train de nous tourner vers le monde des bougies ! L’atmosphère chakra-yoga m’a mené avec l’aide d’une amie, issue d’une famille de cirier, au développement de sept bougies avec sept senteurs différentes et bien évidemment sept chakras !

On travaille également sur une bague sur le thème des chakras et une collection de médailles merveilleuses avec des animaux sur le thème du tarot magique avant Noël.

Merci beaucoup Virginie pour ce délicieux moment et tes confidences sur ton parcours et ta vision de la beauté.

En attendant, on peut te retrouver sur ton site ainsi que ton Instagram